28 septembre 2008

Changer à Gauche

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Je vous invite à aller découvrir le site de la motion D : Changer la Gauche pour Changer la France ! motion présentée par Martine Aubry, à cette adresse : www.changeragauche.net

Vous pouvez également lire la motion D : Téléchargement motion_d_de_martine_aubry.pdf

24 septembre 2008

Signature de la motion "Changer à Gauche, pour changer la France" de Martine Aubry

Discours de Martine Aubry au Conseil National


Chers camarades,

Nous voulons « changer à gauche pour changer la France ».
Le titre de notre motion, ce sont les militants qui l’ont trouvé.
Dans les sections et les fédérations, ces dernières semaines, que nous ont-ils dit, j’allais dire que nous ont-ils crié : « de changer le parti socialiste », « de le changer en étant fiers de nos valeurs », « pour demain changer la France ».
Oui, nous devons changer.
Car nous vivons, -personne n’en doute plus- la fin d’une époque, la fin d’un système.
Ouvrons grands nos yeux et nos oreilles.

Il s’en est passé des choses depuis notre dernier congrès il y a trois ans.
Il s’en est passé des choses depuis l’élection présidentielle il y a un an et demi.
- Nous dénoncions depuis longtemps l’incapacité du système libéral à distribuer de manière juste les richesses. Nous vivons la crise du pouvoir d’achat en France et les émeutes de la faim dans le monde.
- Nous connaissions son incapacité à préparer l’avenir. Nous vivons aujourd’hui l’urgence écologique.
- Mais le libéralisme est train d’échouer aujourd’hui sur le terrain même de l’efficacité.
Cette crise financière sans précédent, remet en cause cette fois-ci le système dans son cœur même.
Les États-Unis en arrivent à nationaliser les banques et à injecter 700 milliards de dollars dans l’économie.
- Dans notre pays, Nicolas SARKOZY continue avec une détermination aveugle à pratiquer les recettes du libéralisme.
Baisse des impôts des plus riches pour soi disant libérer l’initiative
Recul de l’Etat et des services publics –l’école, les hôpitaux et aujourd’hui même encore La Poste- au motif qu’il n’y aurait plus d’argent.
Mise à bas des protections collectives qui porteraient atteinte aux libertés individuelles.
Les résultats sont là : une quasi-récession, un pouvoir d’achat en baisse, une casse sans précédent de l’école de la République, un pays qui n’a plus confiance en lui-même et qui souffre.
Ne nous y trompons pas, la France va subir, plus fort que les autres, cette crise financière, car, contrairement à l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne, Nicolas Sarkozy a déjà grillé ses cartouches budgétaires.
Libéral sur le plan économique et social, Nicolas SARKOZY est par ailleurs autoritaire dans le fonctionnement du pouvoir.
Nomination les dirigeants des chaînes TV.
Ordres donnés aux juges.
Français mis en fiches.
Tests ADN pour les étrangers.
Face à son échec, et comme la société n’a plus de sens, il fait appel à l’identité nationale qu’il oppose à l’immigration ou il fait appel à la religion.
On ne peut accepter qu’un Président de la République considère qu’un prêtre est plus utile qu’un instituteur pour éduquer les enfants.
C’est la laïcité qui est en cause, qu’après Ryad et Latran, il veut qualifier de positive pour mieux la disqualifier.
*
Dans ce contexte de crise, il serait dramatique que les socialistes ne soient pas capables de proposer une nouvelle alternative.
Si je devais retenir un seul enjeu du congrès de Reims, c’est celui-là. Et pour cela, il faut changer.

Changer, c’est retrouver nos valeurs que l’on a parfois laissées de côté, et inventer les réponses d’aujourd’hui.
Etre socialiste, c’est émanciper chacun et le porter au plus haut de lui-même.
Les réponses d’aujourd’hui c’est :
* récréer une école qui donne réellement sa chance à chacun par des moyens et des pédagogies adaptés
* créer une sécurité sociale professionnelle qui permet aux salariés de progresser et d’être protégés.
* assurer l’égal accès aux droits de chacun mais aussi l’égal accès aux droits dans les territoires par les services publics et des financements pour les collectivités locales.
* bloquer les loyers là où la construction de logements est insuffisante.
- Etre socialiste, c’est aussi préparer l’avenir.
Les réponses d’aujourd’hui doivent être concrètes sur les changements de nos modes de déplacement, de consommation et de production pour que l’écologie sorte de nos discours pour passer dans les faits.
Il nous faut préparer Kyoto II en 2009.
Les réponses d’aujourd’hui, c’est réarmer l’Etat pour agir dans l’économie : un impôt sur les sociétés qui favorise l’investissement, des cotisations patronales qui encouragent les embauches, une réforme fiscale redistributive du local ou national, la création de fonds souverains pour accompagner une nouvelle politique industrielle, l’euro mis au service de la croissance et l’emploi, une politique commerciale extérieure réactivée pour permettre un juste échange.
- Etre socialiste, c’est faire civilisation.
Comment ne pas parler de l’Europe ! Il faut faire se lever une nouvelle génération pour retrouver l’enthousiasme des pères fondateurs de l’Europe pour une Europe politique, sociale et humaniste, en son sein et au-delà des frontières.
La conjoncture nous imposerait deux réponses immédiates, une Europe de l’Energie et une Europe de la Défense.

Nous voyons bien que nous avons besoin d’une Europe qui défende des règles à l’ONU et au FMI, mais aussi qui défende la paix alors que les deux blocs s’affrontent à nouveau y compris à nos portes et que le choc des civilisations défendu par Georges BUSH fait des dégâts considérables.
***
Nous sommes confrontés à ce double changement, l’échec patent du libéralisme et la nouvelle donne mondiale.
Nous n’avons pas le droit de ne pas être à la hauteur.

Ceux qui se réunissent dans cette motion aujourd’hui ont deux souhaits :
* réaffirmer plus que jamais la nécessité du retour de la politique, c’est-à-dire une vision forte à proposer aux français, une nouvelle donne économique et sociale
* retrouver nos valeurs que nous avons parfois laissées s’émousser.
C’est une véritable reconquête idéologique qui est devant nous.
Les français ne veulent pas une gauche étroite, économe de ses combats, épiant la réaction de l’opinion pour mieux la chevaucher.
Ils nous veulent rassemblés, clairs et innovants. Voilà ce que nous devons être.

Voila pourquoi, nous vous appelons à reconstruire, rassembler, reconquérir, en un mot, changer le parti.
- Le premier acte de ce contrat collectif, c’est retrouver le chemin de la fraternité.
Nous ne voulons pas refaire le passé.
Par trop de compétitions humaines, on détruit un lien essentiel entre nous, et on oublie l’essentiel, la confrontation des idées.
Si nous voulons sauver le Parti d’Epinay, il faut un nouvel Epinay.
C’est d’abord un état d’esprit nouveau. Mes amis, si nous ne dépassons pas les querelles d’hier, il n’y aura pas de Parti Socialiste demain.
Nous devons dépasser les courants pour conjuguer les engagements.
Il ne s’agit pas d’être dans la continuité de ce que nous avons fait depuis de nombreuses années au PS.
Il faut faire autre chose autrement, avec fidélité pour notre passé mais sans y rester.
- Nous avons du pain sur la planche : le PS est électoralement fort – je salue les sénateurs nouvellement élus- mais socialement anémié. Il nous faut faire revenir les créatifs, les intellectuels, les syndicalistes.
- Il faut que l’image de notre parti change. Elle doit être aux couleurs de la France et de ces banlieues qui sont le quotidien de la France populaire.
- Bref, nous devons créer un nouveau choc culturel comme il en a existé un en 1936 ou en 1981.

Pour cela le PS doit se déterminer par rapport aux problèmes des français.
- Et puis, soyons en sûrs ; le PS n’est pas la résultante de la pression de forces contradictoires à l’extrême gauche ou au centre. C’est la force centrale de la gauche… Aux autres de se déterminer par rapport à nous.
- Nous voulons un parti qui renoue avec une haute conception de l’engagement politique.
- Nous voulons une équipe large, soudée, qui parle d’une même voix, qui entraine le débat, prend une position et ainsi peut la faire respecter.
C’est l’enjeu central, le reste viendra après. La présidentielle ce n’est ni aujourd’hui, ni demain, mais après demain et nous aurons des primaires aussi ouvertes que le permettra le dialogue avec nos partenaires.
Pour conclure mes camarades.
Il nous faut être fidèles à nos valeurs.
Mais être fidèles à notre passé ce n’est pas refaire le passé.
Rennes, c’est fini !
Le traité constitutionnel, c’est terminé !
La primaire, c’est derrière nous !
En revanche, battre Sarkozy, c’est devant nous !
Refonder la gauche, européenne, c’est devant nous !
Maîtriser et humaniser la mondialisation, c’est devant nous.

02 juillet 2008

L'encyclopédie du Socialisme s'agrandit !!!

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Quatre nouvelles parutions...



En août 2008, l'Encyclopédie du Socialisme s'enrichit de quatre nouveaux titres :

  • Laurent Jalabert "Un combat socialiste : la régionalisation (1950-2007)"20

Le pouvoir régional en France est né de la volonté des socialistes qui, dès la IVe République, ont lancé les premières initiatives. Profitant des atermoiements des gaullistes et de la droite libérale des premières décennies de la Ve République, ils ont très tôt eu l’intuition de faire de la « régionalisation » un projet porteur. En gestation dans la confusion des débats intellectuels et face à la difficulté d’unir la famille socialiste dans les années 1960, le projet se structure dans les années 1970 autour de quatre idées : régionalisation et planification, régionalisation et autogestion, régionalisation et Europe, régionalisation dans la décentralisation.

Au fil des années, le projet socialiste de régionalisation, inclus dans un programme de  décentralisation, se transforme en grand projet de modernisation de la société française.
Il est dès 1981 la grande affaire du premier septennat de François Mitterrand. Confié à Gaston Defferre, il déçoit cependant les tenants d’une forte régionalisation. Pour autant, l’institution mûrit peu à peu, et les socialistes ont fait émerger un mode spécifique de la gestion régionale, même s’ils restent limités par des législations contraignantes et l’absence de moyens financiers. Aujourd’hui, ils poussent à une  refonte de l’institution.

Laurent Jalabert, agrégé d’histoire, est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Nantes. Ses travaux portent sur l’histoire politique et culturelle de la France sous la Ve République.

Fiche de commande du livre : Téléchargement n20_jalabert.pdf

  • François Kaflon & Tristan Klein " Le temps de la réconciliation - La gauche et le travail"21

Parmi les raisons qui expliquent l’échec de Ségolène Royal à la
dernière élection présidentielle, celle du divorce entre la gauche et les salariés est centrale. Pourquoi ce divorce ? Parce la gauche est passée d’une identité « sociale » à une identité territoriale dans un parti dominé par les élus. La perte de savoir économique et une vision dogmatique du monde du travail ont fait le reste.
Le temps de la réconciliation est venu. Pour le réussir, il faut passer de l’image d’Epinal à la vision du travail tel qu’il est en répondant vraiment aux attentes des salariés face aux souffrances au travail ou aux inégalités salariales. Il faut prendre en compte le réel.
Renvoyant dos à dos les garants de l’âge d’or et les nostalgiques des maitres des forges, les auteurs se livrent à un examen approfondi des mutations du travail depuis 30 ans. Dans une économie globalisée et financiarisée, touchée par le vieillissement de la population et confrontée à la raréfaction croissante des ressources naturelles, le facteur travail redevient plus précieux. Les réponses fondées sur les principes de justice et d’efficacité permettent d’envisager le retour rapide au plein emploi de qualité.

François Kalfon est président du Think-Tank « la Fabrique » consacré aux questions sociales. Il a coordonné les travaux du groupe d’experts sur l’emploi au sein de la commission économique du PS.
Tristan Klein, docteur en économie du travail et fonctionnaire au ministère du Travail, est spécialiste de l’évaluation des politiques publiques et a conduit de nombreuses études sur les politiques de l’emploi.

Fiche de commande du livre : Téléchargement 1_kalfonklein.pdf

  • Robert Chapuis "La Rose et la Croix - Socialistes et chrétiens"22

Le christianisme a plus de 2000 ans, le socialisme moins de deux siècles. Ils ont longtemps paru incompatibles. Aujourd’hui, pourtant, des chrétiens sont socialistes et défendent avec vigueur la laïcité de l’État. Le socialisme s’est ouvert à des valeurs communes à « ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas ».
On peut être désormais à la fois « bon chrétien » et « vrai socialiste », en contradiction avec les interdits pontificaux des temps anciens, lorsque la droite comptait sur l’Église pour  défendre ses intérêts. Aujourd’hui la croix peut s’unir à la rose ! Comment un tel scandale a-t-il pu se produire ?

Ancien dirigeant de la Jeunesse étudiante chrétienne, Robert Chapuis a exercé des  responsabilités nationales à l’UNEF, au PSU, au Parti socialiste.
Professeur de lettres, il a été député de l’Ardèche (1981-1988), maire du Teil (1983-2001), secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement technique dans le gouvernement de Michel Rocard (1988-1991).

Fiche de commande du livre : Téléchargement n22_chapuis.pdf

  • Jean-François Claudon & Julien Guérin "Les jeunes Socialistes d'Epinay à la génération CPE"23

École de formation politique, porte-parole des revendications de la jeunesse dans les rangs de la gauche, « bac à sable » où l’on joue avant d’entrer dans la cour des grands, passage obligé pour qui aspire à une grande carrière dans le Parti ? Le Mouvement des jeunes socialistes est peut-être un peu tout cela à la fois.
Les rapports du Parti socialiste avec son organisation de jeunesse n’ont jamais été un long fleuve tranquille : tensions, dissolutions, reprises en main ont été monnaie courante tout
au long du XXe siècle.
Contre vents et marées, le MJS refondé en 1971 à Epinay s’est lancé dans une longue quête : celle de l’autonomie par rapport au PS. Elle a été obtenue en 1993. Cet ouvrage revient sur ce pan d’histoire contemporaine, et brosse aussi une fresque de l’histoire du MJS depuis la fin des années soixante : son organisation interne, son regard sur l’épreuve du pouvoir à partir du début des années 1980, son insertion dans les luttes de la jeunesse, etc.

Jean-François Claudon, né en 1981, originaire de Nancy, est professeur d’histoire, doctorant et militant socialiste en région parisienne.
Julien Guérin, né en 1981, originaire du Puy-en-Velay, est professeur d’histoire. Militant socialiste, il a été membre du bureau national du MJS de 2003 à 2005.

Fiche de commande du livre : Téléchargement n23_claudon_et_gurin.pdf

Dès à présent, vous pouvez passer commande en écrivant à : contact@denislefebvre.fr

Lancée en 2003, cette collection a publié depuis cette date 19 ouvrages au format de poche et 5 en grand format, dans des genres très variés :
- monographies historiques,
- essais contemporains,
- biographies,
- recueils de documents mis en perspective, etc.

L'Encyclopédie du socialisme : une démarche originale au service du socialisme, pour mieux connaître l'histoire et se projeter dans l'avenir.
http://www.encyclopediedusocialisme.net
L'Encyclopédie du socialisme
12, Cité Malesherbes
75009 Paris

01 juillet 2008

Denis Lefebvre sur la toile

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Depuis quelques temps, vous pouvez retrouver le site de Denis Lefebvre à l'adresse suivante : http://www.denislefebvre.fr .

Denis Lefebvre est un journaliste et un historien français, né en 1953. Il est président du centre Guy Mollet et secrétaire général de l'"Office universitaire de recherche socialiste".

À ce titre, il a organisé de nombreux colloques, journées d'études, conférences et débats, a participé à certains d'entre eux, et publié plusieurs ouvrages sur l'histoire du socialisme français. Il dirige la collection « L'Encyclopédie du socialisme », publiée par le Centre Guy Mollet.

J'ai fait sa connaissance il y a quelques années lors d'une conférence qu'il donna à la fête de la rose de Quimperlé il y a quelques années. Depuis je me suis mis à lire ses livres et les livres de la collection l'Encyclopédie du Socialisme du Centre Guy Mollet, qui sont pour moi d'une grande richesse, qui me permette de mieux comprendre le passé socialisme et comprendre son évolution et de pouvoir définir vers quoi devrai tendre le socialisme à venir.

30 juin 2008

Les deux France du Front populaire

Un livre
Les deux France du Front populaire*
sous la direction de Gilles Morin et Gilles Richard

Au printemps 1936, surviennent en même temps une victoire électorale des gauches unies « contre la menace fasciste » et un puissant mouvement social. Aspects les plus visibles d’une radicalisation de la société dans son ensemble, ces deux évènements n’épuisent cependant pas ce moment exceptionnel en termes de mobilisation politique, de confrontation sociale et symbolique. France de gauche contre France de droite, la question des mobilisations se pose à travers le succès des rassemblements
antifascistes, mais aussi du Parti social français de La Roque, alors que des forces traditionnelles comme le parti radical se délitent. Paysannerie, classes moyennes urbaines, patronat y participent autant que le mouvement ouvrier. Tous se forgent alors leur identité pour plusieurs générations. Cette interaction, sans laquelle on ne peut rien comprendre, ces confrontations, mais aussi les compromis
trouvés alors sont l’objet de cet ouvrage.
Le Front populaire a cessé d’être un enjeu central du débat politique d’aujourd’hui et il n’est plus un modèle pour la gauche. L’intérêt des historiens s’est aussi déplacé. De nouvelles approches, s’appuyant sur des sources inédites, permettent de renouveler le regard sur cette France du Front populaire, à Paris mais aussi dans un tour de France des régions.
Les recompositions des champs politique, social, institutionnel, à l’œuvre au milieu des années trente, annoncent aussi la France de la seconde moitié du XXe siècle. Elles sont au cœur des réflexions de l’équipe d’historiens et de politistes rassemblés dans cet ouvrage.
Ce nouveau livre de la collection Des poings et des roses reprend en grande partie les interventions des chercheurs qui se sont exprimés lors du colloque « Front populaire, chocs et contre chocs » qui s’est déroulé du 4 au 6 décembre 2006 aux Archives nationales et à l’ENS, manifestation organisée avec le soutien de la fondation Jean-Jaurès.

Coll. Des poings et des roses, L’Harmattan 2008, 410 p. En vente à l'OURS, 25 euros.

*Les auteurs : Aldo Agosti, David Bensoussan, Mathias Bernard, Serge Berstein, Sylvain Boulouque, Noëlline Castagnez, Frédéric Cépède, Vincent Chambarlhac, Alain Chatriot, Arnaud Chomette, Sophie Coeuré, Olivier Dard,Emmanuel Debonno, Michel Dreyfus, Jean Garrigues, José Gotovitch, Sylvie Guillaume, Thierry Hohl, Bernard Lachaise, François Lafon, Gilles Le Beguec, Séverine Liatard, Édouard Lynch, Laure Machu, Robert Mencherini, Gilles Morin, Emmanuel Naquet, Morgan Poggioli, Antoine Prost, Gilles Richard, François Roth, Nicolas Roussellier, Nathalie Sévilla, Stéphane Sirot, Jean-Paul Thomas et Gilles Vergnon.

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10 juin 2008

POUR LE MANDANT UN1QUE

Pourquoi cet appel ?

Depuis des années, de congrès en congrès, de campagnes électorales en campagnes électorales - souvenons-nous, c’était encore la proposition 69 de notre dernier programme présidentiel - les socialistes se prononcent contre le cumul des mandats en général et pour le mandat unique parlementaire en particulier. Et depuis des années les socialistes refusent, dans la pratique, de l’appliquer à leur fonctionnement interne, et a fortiori de le mettre en oeuvre lorsqu’ils sont au pouvoir.

L’histoire se répète. D’abord chacun, avec fermeté et conviction, se prononce contre le cumul sous les applaudissements des militants. Ensuite, les mêmes se plaisent à en énumérer les contraintes. Un handicap face à la droite, l’absence d’un véritable statut de l’élu, la nécessité pour les parlementaires de conserver un lien avec « le terrain », nombreuses sont les excuses invoquées lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre les promesses de non cumul. Bref, le mandat unique pour les parlementaires est tout à fait souhaitable mais toujours inapplicable.

Si nous ne pouvons qu’approuver la nécessité de mettre en place un véritable statut de l’élu, notamment pour les mandats locaux, nous ne pensons pas que ce dernier doive conditionner l’instauration du mandat unique pour des parlementaires dont la situation sociale et financière n’est pas des plus à plaindre.
De même, l’argument du lien avec le terrain nous parait particulièrement peu pertinent, appliqué à des élus de circonscription qui déjà, bien souvent, passent davantage de temps dans leurs départements respectifs que sur les bancs de l’Assemblée Nationale.
Enfin, l’argument ayant trait à l’avantage supposé que cela donnerait à nos adversaires cumulards est, selon nous, le plus surprenant. D’abord, il ne tient manifestement pas compte de la réalité constatée élection après élection, une réalité qui semble de plus en plus donner tort aux cumulards. Ensuite, cet argument pourrait parfaitement être inversé si l’on considère que le refus du cumul est aussi, sans aucun doute, un argument électoral parmi d’autres.

Aujourd’hui, en 2008, sur 908 parlementaires, 455 cumulent : 269 députés et 123 sénateurs sont maires, 31 députés et 32 sénateurs sont présidents de conseils généraux et 7 députés et 3 sénateurs sont présidents de régions. Il faut noter à ce propos que les présidents d'agglomération ou de communautés de communes, dont les pouvoirs sont désormais considérables ne sont même pas considérés comme relevant du cumul.
Notre Premier Secrétaire est lui-même une véritable caricature de ce fonctionnement puisque, 1er secrétaire et député, il détient également un mandat de Président du Conseil général de Corrèze. Déjà parlementaire, il s’était également présenté à la fois aux élections municipales et cantonales avant de démissionner de la Mairie pour se mettre en conformité avec la Loi.

Le Mandat unique parlementaire serait sans aucun doute un extraordinaire instrument de renouvellement des élus et de leur diversification.
Mais c’est aussi, et surtout, un combat bien plus fondamental qui s’inscrit dans la vision que nous avons du fonctionnement de la démocratie et de nos institutions. Nous ne pourrons en effet pas réellement donner plus de poids et de pouvoirs au Parlement tant que nos députés seront retenus par d’autres mandats !
La présence sur les bancs de l’hémicycle, mais plus encore le travail en Commission, qu’elle soit permanente ou d’enquête, nécessite que chacun se consacre pleinement au mandat qui est le sien.

Et pourtant…
Nous sommes le seul pays de l’Union Européenne où un parlementaire est autorisé à détenir un deuxième mandat. Nous sommes même une exception parmi les grandes démocraties de ce monde.

La première anomalie démocratique de notre pays, ce sont ces parlementaires absents du Parlement.

Nous en avons assez d’attendre ! Le Parti Socialiste doit enfin, sur ce terrain également, mettre en conformité ses actes avec ses paroles.

Puisque, congrès après congrès, nous ne parvenons pas a obtenir des résultats concrets sur cette question, nous avons choisi la voie du référendum militant pour mettre, enfin, nos responsables devant leurs… responsabilités.

Signez et faites signez l’appel au référendum militant pour le mandat unique parlementaire !


07 juin 2008

L'OURS 379 Juin 2008 est sorti

Dans L’OURS n° 379 (juin 2008), deux pages consacrées aux publications parues à l’occasion du 60e anniversaire de «la naissance de l’Etat des juifs».

Avec des articles de Claude Dupont, Michel Dreyfus et Denis Lefebvre.

Dans ce numéro, nos rubriques habituelles (BD, Cinéma, la revue du mois…) avec les articles de Vincent Duclert, Jean-Louis Coy, Emile Poulat.
Lire ici la critique par Alain Bergounioux du livre de Louis Gautier, Table rase. Y a-t’il encore des idées à gauche ?, Flammarion, 2008, 395 p.

Le sommaire détaillé de ce numéro sur le site de l'ours (www.lours.org)

21 mai 2008

Supression des allogreffes à Brest : une décision inacceptable

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Samedi matin, direction Brest pour le rassemblement des allogreffes de Brest. Toute la famille était du voyage (même la belle-mère).
Hier, la décision de la ministre de la santé est tombé, suppression des allogreffes de Brest avec transfert à Rennes.


Communiqué du PS Finistère :

Rose_couleur_nl A l’issue de la réunion du 14 mai, les parlementaires finistériens qui ont rencontré Roselyne Bachelot hésitaient entre l’espoir et l’inquiétude. Ils sont maintenant fixés : cette rencontre n’était qu’un leurre.

La ministre n’a pas attendu plus d’une semaine, pour annoncer la suppression des allogreffes de Brest. C’est inacceptable. Comment peut-elle mettre en avant la qualité des soins alors que l’audit demandé par les parlementaires finistériens n’a même pas été réalisé ?

La fédération du Finistère du Parti Socialiste appelle solennellement la Ministre de la santé à reconsidérer sa décision et à commander un audit impartial permettant de mettre en évidence la qualité des soins à Brest. Elle le doit aux patients, à leur famille, au personnel médical et aux bénévoles qui depuis des années ne ménagent ni leur temps, ni leurs efforts pour faire de Brest une référence européenne.

Quimper le 19 mai 2008

16 mai 2008

L'OURS 378 (mai 2008)

Ne pas manquer ce mois-ci le mensuel de L'OURS.
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L’OURS n°378
MAI 2008

p. 2 : CINEMA
Beauté, lenteur, violence, par JEAN-LOUIS COY (a/s de Opéra Jawa de Garin Nugroho, Indonésie, 2006 (présenté à Cannes en 2007 : Un certain regard)

CRITIQUES DE LIVRES

p. 2 : BD / CULTURE

L’actu des bulles : Suites de suites, par VINCENT DUCLERT (a/s de Yves Sente, André Juillard, Blake et Mortimer. Le sanctuaire de Gondwana, Bruxelles, Editions Blake et Mortimer, 54 p., 9,80 € ; Rémy Le Gall & Frisco, Immunité présidentielle, Casterman, coll. « Ligne rouge », 54 p., 9,80 € ; Vittorio Giardino, Max Fridman, V, Sin ilusion, Glénat, 64 p., 13 €)

La revue habite au XXI, par FLORENT LE BOT (a/s de XXI, n° 1 hiver 2008, 194 p ; n° 2 printemps 2008, 210 p, 15 € le numéro.)


p. 3 : POLITIQUE / SOCIETE
Les crispations d’une campagne, par REMI LEFEBVRE (a/s deVincent Tiberj, La crispation hexagonale, Plon Fondation Jean-Jaurès, 2008, 129 p, 10 €)

Moore le propagandiste, par JEAN-MICHEL REYNAUD (a/s de Guy Millière, Michael Moore, au-delà du miroir, Éditions du Rocher, 2008, 298 p., 18,50 €)

Militer avec le sourire, par FRANCOIS LAVERGNE (a/s de Laurent Jeanneau et Sebastien Lernoult, Les nouveaux militants, Les Petits Matins, 2008, 252 p, 17 €)

p. 4-5 : 1968-2008 : RELECTURES DE MAI 68

Mai 68 et ses leçons, par ROBERT CHAPUIS (a/s deMai-Juin 68, Dominique Damamme Boris Godille, Frédérique Matonti, Bernard Pudal (dir.), Éditions de l’Atelier, 2008 445 p, 27 €)
Lire cet article
Élus et partis : hors-jeu ?, par FRANÇOIS LAVERGNE (a/s de « Mai 68 en débats », Parlement[s], Revue d’histoire politique, Comité d’histoire parlementaire et politique, CHPP/Éditions Pepper/L’Harmattan , n° 9, 194p, 18,50 €)
Lire cet article
Mai 68 dans la longue durée, par ALAIN BERGOUNIOUX (a/s de Philippe Artières et Michelle Zancarini (dir.), 68. Une histoire collective (1962-1981), La Découverte, 2008, 848 p, 28 €)
Lire cet article
Mai 68, les mots d’une révolution, par NOELLINE CASTAGNEZ (a/s de Maurice Tournier, Les mots de mai 68, Toulouse Presses universitaires du Mirail 2007 127 p., 10 €)
Lire cet article
Sur les murs de mai, par ERIC LAFON (a/s de Jean-Philippe Legois, Les Slogans de 68, Éditions First, 2008, 160 p, 2,90 €)
Lire cet article
Réinvestir l’événement, par REMI LEFEBVRE (a/s de Boris Gobille, Mai 68, La Découverte, Repères, 2008, 127 p, 8,5 €)
Lire cet article
p. 6 : MEMOIRES /TEMOIGNAGES
Maurice Grimaud, l’intégral, par GILLES VERGNON (a/s de Maurice Grimaud, e ne suis pas né en mai 68, Souvenirs et carnets 1934-1972, Tallandier, 2007, 440 p, 25 €)

Avec Cotta pour témoin, par DENIS LEFEBVRE (a/s de  Michèle Cotta, Cahiers secrets de la Ve République, Fayard, 2007, 879 p, 26 €)


Les voies de Jacques Fournier, par ALAIN BERGOUNIOUX (a/s de Jacques Fournier, Itinéraire d’un fonctionnaire engagé, Dalloz, 2008, 549 p, 29 €)


p. 7 : HISTOIRE
La belle époque des caricaturistes, par ERIC NADAUD (a/s de Michel Dixmier, Annie Duprat, Bruno Guignard, Bertrand Tillier, Quand le crayon attaque . Images satiriques et opinion publique en France 1814-1918, Editions Autrement, 2007, 176 p, 25 €)

Spartakiades contre Olympiades, par MICHEL DREYFUS (a/s de Daphné Bolz, Les arènes totalitaires, Fascisme, nazisme et propagande sportive, CNRS Éditions, 2008, 340 p, 25 €)

Ritals de tous les pays, par PASCAL GIRARD (a/s de Les Petites Italies dans le monde, Marie-Claude Blanc-Chaléard, Antonio Bechelloni, Bénédicte Deschamps, Michel Dreyfus, Eric Vial (dir.), Rennes, Presses universitaire de Rennes 2007, 442 p, 22 €)

p. 8 : BIOGRAPHIE
Varenne, un socialiste de droite, par FREDERIC CEPEDE (a/s de Jean-Pierre Caillard, Alexandre Varenne. Une passion républicaine, Le cherche midi, 2007, 270 p, 18,50 €)

EXPOSITION

Marcel et Georgette, un homme et une femme, par ERIC LAFON (a/s de Entre Jaurès et Matisse. Marcel Sembat & Georgette Agutte à la croisée des avant-gardes, du 2 avril au 13 juillet 2008 l’Hôtel de Soubise, Salle des Gardes, musée de l’histoire de France, 60 rue des Francs-bourgeois 75003 Paris. Tél. 01 40 27 62 56.)
Lire cet article

06 mai 2008

Le Parti socialiste et ses déclarations de principes

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Le Parti socialiste a mis en chantier une nouvelle déclaration de principes, dont la version définitive sera adoptée en juin prochain.

En 2004, l'Encyclopédie du socialisme a publié une plaquette présentant les quatre déclarations de principes adoptées par le Parti socialiste depuis 1905. Alain Bergounioux, historien du socialisme et président de l’OURS, avait présenté ces textes, les resituant dans le contexte général qui les a portés. Cette plaquette (vendue trois euros, port compris) doit permettre aux militants socialistes de nourrir leurs réflexions, dans le débat qu’ils vont mener jusqu’en juin.

Extraits de la présentation d’Alain Bergounioux :

    « Quatre déclarations de principes en un siècle, c’est à la fois beaucoup et peu. Beaucoup, car les principes ne devraient-ils pas demeurer intangibles ? Peu, car le Parti socialiste a connu des périodes et des épreuves fort différentes et a dû (et doit) faire face à des évolutions et à des mutations qui ont transformé complètement les données politiques, économiques, sociales qui l’ont vu naître. Cette réalité tient, en partie, au caractère finalement mal défini de cette notion de « principes ». Il ne s’agit pas seulement de valeurs – qui, elles ne changent pas, l’égalité, la liberté, la paix, etc. - ni des moyens d’une politique, qui eux changent nécessairement avec les enjeux et les rapports de force. Les principes, c’est un peu un « entre-deux », les normes en quelque sorte que se fixent à eux-mêmes les socialistes, influencés par les exigences de la lutte politique telles qu’elles sont comprises à un moment où les « Déclarations de principes » sont élaborées et débattues. Cela explique que les quatre textes adoptés au cours du XXe siècle aient été marqués fortement par le contexte qui les a portés.
(…) Ainsi, les circonstances ont, à chaque fois, fortement influencé ces déclarations de principes. Elles ont toutes été rédigées pour répondre à une question politique précise. Ce poids du présent explique naturellement la caducité de certains thèmes trop liés à des problématiques datées. Mais la lecture comparée de ces textes permet malgré tout de bien mettre aux jours les éléments de continuité et la logique des évolutions. Des déclarations de principes qui s’en tiendraient à l’expression des valeurs auraient plus de permanence – ce qui est le cas dans d’autres partis européens. Mais, le problème clef pour un parti, qui a l’ambition de « déranger le monde », doit être de penser (ou de repenser) les moyens de mettre en oeuvre les valeurs fondatrices. De ce point de vue, l’histoire de ces déclarations de principes nourrit utilement la réflexion
. »

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